Saint-Martin (en français) ou Sint Maarten (en néerlandais) est une île du Nord-Est des Antilles située à 250 kilomètres au Nord de l'archipel de la Guadeloupe et 240 kilomètres à l'Est de Porto Rico. Elle est partagée entre deux États :
• la partie française située au Nord de l'île faisait partie du département de la Guadeloupe avant de devenir une COM (Collectivité d'Outre-Mer) à part entière en 2007
• la partie néerlandaise située au Sud de l'île faisait partie, jusqu'au 30 juin 2007, des Antilles néerlandaises.
Prédominant sur les deux langues officielles (le français et le néerlandais), l'anglais est utilisé dans les deux parties de l'île et l'espagnol, apporté par les immigrés de République dominicaine, prend de l'ampleur.
L'île subit le climat océanique de la zone intertropicale de convergence, avec une saison dite "sèche" (de décembre à mai) et une saison dite "humide" (de juin à novembre) avec de possibles fortes précipitations lors des dépressions pouvant provoquer des cyclones. La température absolue de l'air peut varier de 17°C à 35°C pour une moyenne annuelle de 27°C. La température de la mer en surface est assez constante entre 25°C et 28°C.
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Climat
L'île subit le climat océanique de la zone intertropicale de convergence, avec une saison dite "sèche" (de décembre à mai) et une saison dite "humide" (de juin à novembre) avec de possibles fortes précipitations lors des dépressions pouvant provoquer des cyclones. La température absolue de l'air peut varier de 17°C à 35°C pour une moyenne annuelle de 27°C. La température de la mer en surface est assez constante entre 25°C et 28°C.
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Géographie
Les îles voisines les plus proches sont Anguilla et Saint-Barthélemy. Le littoral de Saint-Martin est découpé en de nombreuses baies bordées d'une trentaine de plages de sable blanc mais certaines baies sont bordées uniquement de galets. On y trouve de nombreux étangs d'eau saumâtre (classés par taille) : Grand Étang de Simpson bay, Great bay, Étang aux poissons, Étang de Grand-Case, Étang Chevrise, Étang Guichard, Grand Étang des Terres Basses, etc qui se sont formés en fond de baies par des cordons de sables littoraux. Le reste du littoral est souvent abrupt avec des falaises atteignant quarante mètres de haut. On compte une dizaine d'îlets autour de l'île dont le plus grand est le très touristique Pinel avec ses trois plages. Il faut ajouter l'île Tintamarre située à trois kilomètres de la côte Hormis plusieurs plaines alluvionnaires côtières et de fonds de vallées, le relief est montagneux à forte pente, constitué de nombreux mornes agencés en un plissement nord-nord-est–sud-sud-ouest. Les lignes de crêtes ont une altitude moyenne de 300 mètres environ coupées par plusieurs cols. Le plus haut sommet est le pic Paradis, culminant à 414 mètres d'altitude, en zone française (une route cimentée y monte). Ces reliefs sont parcourus par environ quarante kilomètres de sentiers plus ou moins balisés qui pénètrent forêts sèche et savanes. Une route principale fait le tour de l'île par la côte afin d'éviter ces collines. Il existe quelques petites sources d'eau de ruissellement, plus ou moins captées (la plus productive étant « Moho » dans la ravine entre le quartier d'Orléans et le pic Paradis), mais leur débit insuffisant cause une infiltration rapide des eaux. L'île ne possède donc pas de cours d'eau permanents mais des ravines généralement sèches qui peuvent devenir torrentielles et dangereuses lors des grosses pluies et des cyclones. Les nappes phréatiques des plaines sont plus ou moins saumâtres. Les voies de communications sont maritimes (deux ports de commerce) et aériennes avec l'aéroport International Princess Juliana en partie néerlandaise et l'aérodrome régional de l'Espérance en partie française.
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Environnement
Sur la côte Est, des îlots inhabités (Tintamarre, îlet Pinel) sont entourés de petites formations coralliennes frangeantes. Les fonds sableux sont colonisés par de vastes herbiers de Phanérogames marines. Alors qu'à Saint-Barthélemy, les cordons de mangrove sont réduits à des reliques étroites, à Saint-Martin, ils bordent largement les rives des lagunes littorales (dont Simpson lagoon, étang aux Poissons, etc) et de quelques baies (Anse Margot, Oyster Pond, etc).
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Faune de Saint Martin
La faune mammifère sauvage est limitée aux chauve-souris (cinq espèces), au racoon, à la mangouste, aux rats et souris. L'avifaune compte plus d'une centaine d'espèces (marines, littorales, terrestre). En tant que reptiles, il y a des tortues charbonnières, des lézards, des gekkos, des iguanes et deux espèces de serpents inoffensifs. Ajoutons les amphibiens avec deux espèces de grenouilles soit la minuscule "coqui" et l'invasive grosse rainette de Cuba. Comme partout le groupe insecte est le plus riche en diversité, dont les papillons. L'insecte le plus pénible reste le moustique avec quatre espèces dont l'Aedes aegypti vecteur de la dengue. Les oiseaux tiennent également une place importante dans le paysage de Saint Martin, notamment les pélicans (emblème de Saint Martin), les frégates, les sucriers, les colibris, etc.
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Flore de Saint Martin
Au fil de la colonisation, depuis 1648, la végétation originelle qui couvrait l'île a été totalement dégradée par les activités humaines comme les agricultures successives, la création de pâturages par brûlis et l'exploitation des arbres pour la construction et la fabrication de charbon de bois. Aujourd'hui, en dehors des zones urbanisées, le couvert végétal est fait de forêts secondaires plus ou moins xérophiles selon l'exposition et l'altitude, de taillis secs et épineux d'acacias et de restes de savanes dominées par les hautes herbes de Guinée (Panicum maximum). Espèces d'arbres de la forêts: gommier blanc, gommier rouge, acajou, gaïac, flamboyants, etc.
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Histoire de Saint Martin
Les premières traces de peuplement remontent à 4 000 av. J.C. Vers l'an 800, l'île était dans la zone de peuplement des indiens Taïnos (Arawaks) qui y résidèrent. Au XIVe siècle ils furent remplacés par le peuple Caraïbe. Plusieurs sites archéologiques concernant ces deux ethnies ont été mis au jour.
Christophe Colomb, lors de son retour vers Hispaniola (dit le deuxième voyage) en passant au large avec sa flotte de 17 navires (entre le 11 et le 13 novembre 1493), jour de la fête de Saint Martin de Tours, l'aurait désignée sous ce nom. Cependant la tradition locale désigne l'île par deux autres noms en langue Caraïbe : Oualichi (« l'île au sel ») et Soualiga (« l'île aux femmes »).
A partir de 1627, après diverses reconnaissances à la recherche de salines naturelles, les Néerlandais installent une petite garnison en juillet 1631 (30 hommes et 4 canons) sur une presqu'île de la Grande Baie (emplacement actuel de Philipsburg). Quelques familles françaises issues de la proche colonie françaises de l'île Saint-Christophe cultivent du tabac sur la partie orientale de Saint-Martin.
En 1638 les Espagnols désirant protéger leur hégémonie régionale attaquent la garnison néerlandaise, s'installent et y construisent leur fort (technique française). Ils y laissèrent une petite garnison en liaison avec Porto Rico. En 1644 ce fort résista à une attaque du célèbre capitaine néerlandais Peter Stuyvesant. C'est lors de ce combat avorté que celui-ci reçu une blessure provoquant par la suite l'amputation de sa jambe.
Suite à cette attaque, les Espagnols démantelèrent leur fort et quittèrent l'île, laissant là quelques Français et Néerlandais qui s'empressèrent de prévenir leur gouvernement respectif (Saint-Christophe pour les Français, Saint-Eustache pour les Néerlandais). Après quelques manœuvres d'intimidation les deux parties préférèrent transiger et scinder l'île en deux zones à souveraineté distinctes tout en fixant des règles de coopération mutuelle.
Le 23 mars 1648 la dite convention de Concordia fut ainsi rédigée et signée par le chevalier Robert de Lonvilliers de Poincy au nom du Roi de France et le capitaine-major Martin Thomas au nom du prince d'Orange.
Cette convention n'a jamais été abrogée et est toujours en vigueur malgré de multiples incidents et dérapages au cours de ces 350 dernières années. De nos jours, de facto, l' article V des Accords de Concordia n'est cependant plus réellement respecté.
Les Traités de Westphalie du 24 octobre 1648 mettent fin (entre autres) aux prétentions territoriales espagnoles sur les petites Antilles.
Par la suite des pirates y ont fait plusieurs raids destructeurs et les forces militaires britanniques occupèrent l'île de nombreuses fois en fonction des conflits et des alliances en Europe.
L'économie de l'île fut basée successivement sur le tabac, l'indigotier (à la base du colorant indigo), la canne à sucre, le coton, le sel, l'élevage et le tourisme depuis 1965.